Haouârah 48217

PROVENANCE : Haouârah.

DESCRIPTION : Tablette de plomb portant un texte de 27 lignes, de 220 x 160 mm..

DATATION : IIe–IIIe siècle ap. J.-C..

LOCALISATION : Le Caire, Musée national, n°48217.

BIBLIOGRAPHIE : C.C. Edgar, « A love charm from the Fayum », BSAA, 21, 1925, p.42‑47 (ed. pr.) ; F. Bilabel, Sammelbuch, IV, 1931, n°7452 ; SGD, n°153 ; SM, n°46.

 

« Je vous confie, à vous dieux souterrains et déesses souterraines, Pluton Uesmigadoth et Korè Eroschigal et Adonaï appelé aussi Barbaritha et Hermès souterrain, Thoth et Anoubis, puissant Psériphtha, qui tiens les clefs de l'Hadès, et à vous, esprits souterrains, garçons et filles morts prématurément, jeunes hommes et jeunes filles, année après année, mois après mois, jour après jour, nuit après nuit, heure après heure. J'adjure tous les esprits qui sont en ce lieu : assistez cet esprit qui est ici. Eveille‑toi pour moi, esprit du mort, qui que tu sois, homme ou femme, et rends‑toi en chaque lieu, en chaque quartier, en chaque maison, et lie Hérônous qu'a enfantée Ptolémaïs, pour moi Posidônios qu'a enfanté Thsénoubasthis, afin qu'elle ne connaisse ni coït vaginal ni coït anal, ni cunnilingus, ni ne prenne aucun plaisir avec un autre homme que moi seul, Posidônios, en sorte que Hérônous ne puisse ni manger, ni boire, ni aimer, ni résister, ni rester calme, ni trouver le sommeil loin de moi, Posidônios. Par celui dont, en entendant son nom la terre s'ouvre, en entendant son nom les esprits tremblent d'effroi, les fleuves et les mers en entendant son nom tremblent d'effroi, les pierres en entendant son nom éclatent, je t'adjure, esprit du mort, qui que tu sois, homme ou femme, par Barbaramcheloumbra, Barouchambra Adonaios et par Abrathabrasax Sesengenbarpharagès et par Iaôlôa Pakeptoth Pakebraoth Sabarbariaôth Marei le célèbre et par Marmaraiôth et par Marmaraôth Marmarachta Amarza Marcibaiôth. Ne me désobéis pas, esprit du mort, qui que tu sois, et rends‑toi en chaque lieu, en chaque quartier, en chaque maison et amène‑moi Hérônous, qu'a enfantée Ptolémaïs, et empêche‑la de manger et de boire. Ne laisse pas Hérônous connaître un autre homme que moi seul Posidônios, qu'a enfanté Thsénoubasthis, et traîne Hérônous par les cheveux et par les entrailles, vers moi, Posidônios, à toute heure de l'année, de nuit ou de jour, jusqu'à ce que Hérônous vienne à moi, Posidônios, et fais en sorte qu'elle ne me quitte plus jusqu'à la mort, et que je la possède, elle, Hérônous qu'a enfantée Ptolémaïs, et qu'elle me soit soumise à moi, Posidônios, qu'a enfanté Thsénoubasthis, pour toute la durée de ma vie, maintenant, vite, vite. Si tu accomplis cela pour moi, je te libérerai. »

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