Antinoopolis, SM 47

PROVENANCE : Antinoopolis.

DESCRIPTION : Tablette de plomb de 110 x 110 mm accompagnée d’une figurine en terre cuite et d'un vase.

DATATION : IIIe-IVe siècle ap. J.-C.. 

LOCALISATION : Paris, Musée du Louvre, n°E.27145.

BIBLIOGRAPHIE : S. Kambitsis, « Une nouvelle tablette magique d'Egypte », BIFAO, 7, 1976, 212‑223, pl.XXX‑XXXI (ed. pr.) ; SEG XXVI 1717 ; SGD, n°152 ; SM, n°47.

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 Magic doll 09

 

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Fac-similé réalisé pour l'exposition "Ensorcelés"de Moulins (Photographie Christèle Aurières)

 

« Je vous confie ce charme, à vous, dieux souterrains, Pluton et Korè Perséphone Ereschigal et Adonaï appelé aussi Barbaritha et Hermès souterrain Thoth Phokensepseu Erectathou Misonctaik et Anoubis le puissant Psériphtha, qui tiens les clefs de l'Hadès, et à vous, esprits et dieux souterrains, garçons et filles morts prématurément, jeunes hommes et jeunes filles, année après année, mois après mois, jour après jour, heure après heure, nuit après nuit ; j'adjure tous les esprits qui sont en ce lieu d'assister cet esprit Antinoos. Eveille‑toi pour moi et rends‑toi en chaque lieu, en chaque quartier, en chaque maison, et lie Ptolémaïs, qu'a enfantée Aïas, la fille d'Origène, afin qu'elle ne connaisse ni coït anal, ni coït vaginal, ni ne puisse prendre aucun plaisir avec un autre homme, sauf avec moi seul, Sarapammon, qu'a enfanté Aréa. Ne la laisse ni manger, ni boire, ni aimer, ni sortir, ni trouver le sommeil loin de moi, Sarapammon, qu'a enfanté Aréa. Je t'adjure, esprit du mort, Antinoos, par le nom du Terrible et du Redoutable : la terre, entendant son nom, s'ouvrira ; les démons, entendant son nom, tremblent d'effroi ; les fleuves et les rochers, l'entendant, éclatent. Je t'adjure, esprit du mort, Antinoos, par Barbaratham Cheloumbra Barouch Adonaï et par Abrasax et par Iao Pakeptoth Pakebraoth Sabarbaraei et par Marmaraouoth et par Marmarachtha Mamazagar. Ne désobéis pas, esprit du mort Antinoos, mais éveille‑toi pour moi et rends‑toi en chaque lieu, en chaque quartier, en chaque maison et amène‑moi Ptolémaïs qu'a enfantée Aïas, la fille d'Origène. Empêche‑la de manger, de boire jusqu'à ce qu'elle vienne à moi, Sarapammon, qu'a enfanté Aréa ; ne la laisse pas connaître un autre homme, sauf moi seul, Sarapammon ; traîne‑la par les cheveux, par les entrailles, jusqu'à ce qu'elle ne me quitte pas, moi, Sarapammon, qu'a enfanté Aréa, et que je la possède, elle, Ptolémaïs, qu'a enfantée Aïas, fille d'Origène, soumise pour toute la durée de ma vie, m'aimant, me désirant, me disant ce qu'elle pense. Si tu accomplis cela, je te libérerai. »

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