Carthage, DT 242

PROVENANCE : Carthage, découverte dans une sépulture.

DESCRIPTION : Tablette de plomb de 151 x 125 mm.

DATATION : IIIe siècle ap. J.-C..

BIBLIOGRAPHIE : R.P. Molinier, « Imprécation gravée sur plomb trouvée à Carthage », MSAF, 58, 1897, 212 ; R. Wuensch, Antike Fluchtafeln, n°4 ; id., Flucht., 1900, 248‑259, n .12  ; DT, n°242 ; CTBS, n°10.

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            « Je t’invoque, qui que tu sois, esprit du mort, IÔNA, le dieu qui a établi la terre et le ciel. Je te lie par serment, NEICHAROPLÊX, le dieu qui détient le pouvoir sur les lieux du dessous. Je te lie par serment, . . ., le dieu . . . des esprits. Je te lie par serment, grand AROUROBAARZAGRAN, le dieu de Nécessité. Je te lie par serment, BLABLEISPHTHEIBAL, dieu premier-né de la Terre sur laquelle on est couché je te lie, LAILAM, dieu des vents et des esprits. Je te lie, . . . RAPÔKMÊPH dieu qui préside aux peines de chaque créature vivante. Je te lie, Maître ACHRAMACHAMAREI, dieu du firmament céleste. Je te lie, SALBALACHAÔBRÊ, dieu de l’autre-monde qui veut en imposer à chaque créature vivante. Je te lie, ARCHPHÊSON de l’autre-monde, dieu qui conduit les âmes qui ont quitté ce monde, saint Hermès, le céleste AÔNKREIPH, le terrestre . . . Je te lie par serment, IAÔ, dieu qui décide du don de l’âme de chacun, GEGEGEGEN. Je te lie, SEMESILAM, dieu qui illumine et assombrit le monde. Je te lie, SABAÔTH, dieu qui apporte la connaissance de tous les arts magiques. Je te lie, SOUARMIMÔOUTH, dieu de Solomon. Je te lie, MARMARAÔTH, dieu du second firmament qui possède le pouvoir en lui-même. Je te lie, THÔBARRABAU, le dieu de renaissance. Je te lie, . . ., le dieu qui . . . la cuve à vin en entier. . . . Je te lie, AÔABAÔTH, dieu de ce jour dans lequel je te lie, ISOS, dieu qui a le pouvoir en cette heure dans laquelle je te lie. Je te lie, IAÔ IBOÊA, dieu qui en impose aux firmaments célestes. Je te lie, ITHUAÔ, dieu du ciel. Je te lie, NEGEMPSENPUENIPÊ, dieu qui offre la pensée à chaque personne telle une faveur. Je te lie, CHÔOICHAREAMÔN, dieu qui a façonné chaque sorte d’être humain. Je te lie, ÊCHETARÔPSIEU, dieu qui a accordé la vision à tous les hommes comme une faveur. Je te lie, THESTHENOTHRIL . CHEAUNKIN, qui accorde comme une faveur aux hommes le mouvement par les articulations du corps. Je te lie, PHNOUPHOBOÊN, le Père-des-Pères. Je te lie, NETHMOMAÔ, dieu qui t’a donné le don du sommeil et qui t’a libéré des chaînes de la vie. Je te lie, NACHAR, dieu qui est le maître de tous les récits. Je te lie, STHOMBLOÊN, dieu qui impose le sommeil. Je te lie, ÔÊ IAO EEÊAPH, dieu de l’air, de la mer, du monde souterrain et des cieux, dieu qui a produit le commencement des mers, engendré par lui-même qui apparaît en dehors de lui-même, celui qui détient le pouvoir du feu, de l’eau, de la terre et de l’air. Je te lie encore plus, AKTI . . . PHI ERESCHEICHAL NEBOUTOSOUANT, à travers la terre par les noms de l’Hékate à triple formes, la porteuse de tremblements, porteuse de fouets, porteuse de torches, aux sandales dorées suceuse de sang du monde infernal. Je profère le nom véritable qui ébranle le Tartare, la terre, les profondeurs, et le ciel, PHORBABORPHORBABORPHOROR BA SUNETEIRÔ MOLTIÊAIÔ Protecteur NAPUPHERAIÔ Nécessité MASKELLI MASKELLÔ PHNOUKENTABAÔTH OREOBARZARGRA ÊSTHANCHOUCHÊNCHOUCHEÔCH, de manière à ce que tu me serves  dans le cirque le 8 novembre et lies chaque membre, chaque tendon, les épaules, les poignets et les chevilles des cochets de l’équipe rouge : Olympos, Olympianos, Scorteus et Juvencus. Torture leurs pensées, leurs esprits et leurs sens afin qu’ils ne sachent plus ce qu’ils font. Arrache leurs yeux afin qu’ils ne puissent plus voir, ni eux ni leurs chevaux qu’ils sont en train de mener : le coursier égyptien Kallidromos et d’autres chevaux mis en association avec eux ; Valentinus et Lampadios . . . Maurus qui appartient à Lampadius ; Chrysaspis, Juba et Indos, Palmatus et Superbus . . . Boubalus qui appartient à Censorapus ; et Ereina. S’il doit chevaucher une autre monture en dehors de celles-ci, ou si un autre cheval est mis avec eux, fasse qu’ils ne dépassent pas leurs adversaires de crainte qu’ils aillent à la victoire. »       

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